Le blog

Postulant que les organisations sont des super-organismes, ce blog interroge le management sous l'angle du vivant.

La personne morale est un être tissé de processus, échangeant avec son milieu, portant une mission, nourrissant des besoins, en perpétuel devenir et débordant de quelque chose de plus que la somme de ses parties.

Cette approche organique permet de questionner les problématiques managériales en y incorporant les dimensions subtiles propres au vivant, et au passage de bousculer certaines pratiques managériales, quitte à les rendre (en apparence) paradoxales.

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Notre époque est particulièrement anxiogène. Il faut, comme le dit la Reine rouge à Alice, courir toujours plus vite pour ne pas reculer. Les individus, comme les organisations, ont peur d'être «obsolètes» du fait des avancées technologiques. Et les entreprises redoutent d'être avalées par l'un de ces géants du numérique que l'on dénomme GAFA. Face à cette menace, la réaction première est d'appuyer sur l'accélérateur de l'innovation. Ce billet explore une autre voie.

Quel chef n'a pas eu à régler un conflit entre deux de ses collaborateurs, voire entre deux services? Cette situation arrive souvent, et à tous les niveaux de la hiérarchie. Les uns jouent l'apaisement, d'autres la conciliation, d'autres la justice, d'autres encore la division, etc. Mais en vérité, il n'est qu'une voie et c'est celle que nous expose Saint-Exupéry dans Citadelle.

En cette année électorale, le Patron des patrons est particulièrement inspiré. A moins que ce ne soit son spectre. Toujours est-il qu'il aborde dans son discours la nécessité pour les entreprises de hacker la politique, d'incarner un humanisme 2.0, de faire du numérique et de la disruption l'aiguillon de la transformation de l'entreprise en « cyb-organisation poïétique ». Il insiste sur la nécessité de bâtir de véritables chefs. Et enfin, il revisite et donne consistance à notre devise républicaine. Tant et si bien que l'on se demande si le Medef ne devrait pas être rebaptisé en «MADef».

Les GAFA sont des géants qui à la fois fascinent et font peur. Leur puissance financière et leur capacité d'innovation font trembler les multinationales. Celles-ci n'ont d'autre choix que de s'adapter à l'ère du digital. Mais derrière cette problématique de transformation pointe l'enjeu véritable : celui de la lutte  entre deux visions, l'une qui conduit à l'asservissement de l'homme, l'autre à son «empuissantement». Un combat vieux comme le monde sauf que les titans sont désormais bien réels.

Nauru est une île de 21 km2 en plein milieu du pacifique. Elle est aussi le plus petit Etat du monde. Son histoire récente est un miroir tendu à l'humanité : grandeur et décadence... Son destin préfigure celui de la planète. A moins que...

La nuit, vue du ciel, la planète semble brûler. Serions-nous pyromanes? Il semble que oui à en juger par la disparition de 58% des populations de vertébrés entre 1970 et 2012. Pourtant, il y a matière à espérer. Car "quelque chose de neuf est en formation sur notre planète", et dont cette image témoigne : l'émergence d'un "véritable système nerveux". Reste à le doter d'une âme pour que l'humanité parvienne à stopper l'incendie... Mais comment?

Les entreprises sont en quelque sorte transhumaines. Elles équipent leurs employés de prothèses technologiques pour plus de performance et leur substituent des robots quand c'est possible. Dans ces circonstances, comment l'entreprise peut-elle prétendre à la loyauté et à l'engagement de ses collaborateurs? Comment dans ces conditions réconcilier l'homme, trop humain, et l'entreprise, transhumaine?

Selon une étude sérieuse portant sur 147 pays, 24% des salariés sont activement désengagés, c'est-à-dire hostiles à leur société! Si 24% de vos cellules vous étaient hostiles, que feriez-vous? Vous iriez sans doute d'urgence consulter un spécialiste. Mais s'agissant d'une personne morale, que faire?

Cette image pour illustrer les deux pulsions contradictoires qui nous animent : une pulsion égoïste, égocentrique, protectrice à l'égard des agressions extérieures ; et une pulsion d'amour, généreuse et altruiste. Ces deux pulsions contraires, rassemblées en nous et par nous, font que nous sommes si souvent confrontés à des situations paradoxales, que nous cherchons notre vie durant à dépasser. Le management paradoxal prend en considération cette nature duelle de l'homme et cherche en permanence à concilier les contraires qui s'expriment au sein de l'organisation par une opération de sublimation, une troisième voie, qui donne force et unité au collectif.

Dans l'entreprise, on bascule de Junior à Senior en l'espace de 5 ans. Ces deux âges sont aussi ceux de la dépendance... Difficile dans ces conditions de se sentir considéré comme un adulte responsable. Et c'est dommage nous dit le philosophe Pierre-Henri Tavoillot, car l'entreprise disposerait là d'une "ressource absolument phénoménale"!

Aux antipodes de l'harmonie, le conflit est souvent perçu comme quelque chose qui doit être tu ou éliminé. Ce billet montre qu'au contraire il est vital. Que sans conflit, il n'est pas d'évolution possible, pas de devenir, ni de l'homme ni des organisations. Qu'il nous faut donc accueillir le conflit.

Le burn-out, c'est aussi le symptôme d'une maladie de l'entreprise, dont les victimes sont les "signaux" avant-coureurs. De quelle maladie s'agit-il? Ce billet, en forçant le trait, essaie d'en faire le diagnostic.

Absentéisme, turn-over, burn-out, bore-out et maintenant brown-out... De plus en plus de mots... et de maux! Mais la 'tête" reste sourde au "corps". Sans doute parce que l'homme  a le sentiment que le corps entrave ses capacités de réalisation. Le corps est malcommode. La tentation est grande de lui substituer des machines. Ce billet plaide au contraire pour la reviviscence du dialogue entre la "tête" de l'entreprise et son "corps" social. Un dialogue fructueux.

La Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) est souvent synonyme de contrainte. Mais on peut l'appréhender d'une manière ludique, en cherchant à s'articuler aux parties prenantes qui environnent l'entreprise, à la façon d'un joueur de Sudoku.

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